22 févr. 2018

Chateau Wolfenstein

https://crazy-kitch.blogspot.com/2018/02/urbex-la-decadence-du-wolfenstein.html



Quand je me suis réveillée ce matin là, apprenant que la journée serait certainement l'une des plus froides de l'hiver, et que "par chance", c'était celle que nous avions choisie pour partir faire du repérage dans des bâtiments à l'abandon... j'avais comme des envies de grippe intestinale foudroyante. 

Parfois, j'ai vraiment l'impression d'avoir merdé quelque chose dans mes relations avec le club satanique local. 
Comme vous l'imaginez, ces bâtiments inhabités ont une excellente capacité de conservation du froid, qui s'avère très pratique en été. Mais malheureusement, le mois de juillet ne s'étendant pas sur toute l'année... mieux vaut s’équiper d'autant de couches de vêtements qu'un norvégien frileux si on ne veut pas finir avec ses orteils flottant au fond d'une bouteille d'alcool de contrebande.










C'est donc sapée comme jamais que j'attendais l'arrivée de Guillaume et Céline pour prendre la route glacée de l'inconnu.

Evidemment, il ne faut pas être medium pour deviner que nos deux premiers essais furent un échec cuisant *comme d'habitude*. On en deviendrait presque blasé de toutes ces maisons délabrées qui semblent abandonnées, mais qui sont en réalité le repère de plusieurs générations de baraki qui n'ont pas encore découvert le nettoyant pour vitres... 

En désespoir de cause ,nous reprenions la route vers le célèbre "chateau Wolfenstein", un monstre sacré de l'Urbex sur le déclin (dont vous voyez déjà les photos, du coup)







Depuis que son adresse tourne sur les internets avec autant de facilité qu'une fille de joie dans une auberge ukrainienne, il subit de nombreuses dégradations et pillages, le rendant presque complètement inexploitable au niveau photographique.

Nous n'avons passés qu'une petite demie heure à l'intérieur, vagabondant entre les débris de baignoires, les mises en scènes pourries, et les câbles arrachés.
C'est tellement frustrant de re-découvrir un lieu comme celui-ci, devenu un terrain de jeu idéal pour une ribambelle d'imbéciles heureux cherchant a prouver leur "coolitude" jadis perdue dans les méandres de la Carapils et d'inombrables status Facebook lamentables à en faire saigner les yeux.

Décidément, je ne comprendrais jamais ce qui pousse certaines personnes à dégrader pour le plaisir, que ce soit des petites maisons de villages, ou de magnifiques demeurres chargées d'histoire.

Bref, heureusement, la vue enneigée de la tour centrale valait le détour.






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